Contes de coeur de Papiguy

Contes de coeur de Papiguy

JULIEN 4 LE DENOUEMENT

 

 

J : Elle m'a quitté.

Jamais j'en retrouverai une comme ça. C'est mon âme sœur. Ma compagne d’avant, Gasparine,  c'était facile de s'en défaire. Elle, je sais pas comment je vais m'en relever. J'ai pas été à la hauteur pour prendre soin de l'ange que le destin m'a envoyé.  Papiguy je m'en veux tellement...

 

 

PPG :"L'âme sœur n'est pas toujours celle avec qui l'on construit sa vie de couple"

 

J : Tu rigoles ?! Mais on se correspondait tellement! Avec qui mieux qu'elle je pourrais fonder une famille ? Et puis comment ne plus la voir, comment renoncer à elle ? Pourquoi Dieu me l'envoie alors que je suis pas encore prêt ? J'ai fait des progrès énormes ! Mais j'étais pas encore prêt ! MERDE ! Maintenant tout est fichu. Je n’en veux pas à dieu, c'est moi... Moi, le dernier des cons. Mais j'étais persuadé que ça allait marcher, que j'allais réussir à m'élever assez haut pour elle. Tout était parfait, elle me faisait tant de bien et inversement. Quand on parlait de nous, l'autre se reconnaissait. Quel sens ça a que je la perde ? Sans déconner !!!

 

PPG : "Sentir ce déchirement dans le cœur est une blessure difficile à cicatriser. Mais on peut aimer quelqu'un fort, sentir la fusion entre nous. Mais est-ce de l'amour ou juste un état amoureux ? Les états que nous traversons nous jouent des tours et sont difficiles à gérer. Mais si vraiment l'amour  a attiré vos cœurs, alors cet amour durera. C'est le temps et la distance qui vous permettront de le savoir. L'amour persiste toujours quelles que soient les conditions. Il n'y a pas de perte ou de gain. L'amour ne se conjugue qu'avec le verbe être et pas avec le verbe avoir.

Parfois l'on aime très fort. Le mental est complètement obnubilé, centré sur l'autre. On est sûr que l'on aimera toujours la personne en question. Et puis les années passent. Et ce que l'on croyait un amour indestructible s'est amenuisé pour l'autre.

L'amour se joue à deux : si l'autre n'aime plus,  on peut juste continuer à l'aimer et ne pas attendre que l’autre nous aime. L'amour est là, indestructible, mais l'on ne peut construire ensemble.

Notre existence est tissée de rencontres. Il y a aussi des rencontres de « troisième type », des rencontres d’âme à âme. L’intensité du contact est tellement puissante alors ! Tout est suspendu dans le temps et l’espace. C’en est troublant.

La plupart de ces rencontres sont sous le signe du dénouement, de la libération d’un lien au-delà de tout. La route des projets est fictive, éloignée de toute réalité. On voudrait croire que c’est possible. Le désir vient troubler les cartes de notre discernement.

Mais si nous n’avons pas à construire ensemble, alors  le désir ne doit pas céder la place à l'amour. Succomber au désir c’est brouiller les cartes du destin , barbouiller le pur amour, des couleurs vives de la passion et de la possession.

On s'est rencontrés pour dénouer quelque chose ensemble et non pour recréer du lien. Une seule clé possible dans toutes les situations : l’amour.

 

J : Je sais que c'est la dernière sorte. C'est pour ça que malgré le déchirement je ne veux surtout pas penser de mal d'elle, surtout tout préserver. Je le sais depuis le début mais je vois qu'elle a encore besoin de temps pour s'en rendre compte. J'ai voulu aller trop vite parce que je savais que nous étions faits l'un pour l'autre. Je peux l'attendre 10 ans, 10000 vies même. Je te jure que ça n'est pas un état amoureux. Du moment où j'ai ressenti de l'amour pour elle c'était inconditionnel. Je peux tout endurer, être patient jusqu'à l'infini pour elle. Même si elle connaît d'autres garçons entre temps et qu'elle ne revient que dans longtemps je serai là. Je le remercie tellement de me l'avoir faite rencontrer. Les rares moments passés ensembles ne sont même pas descriptibles, nous étions sur une autre planète, rien n'existait autour de nous. C'est comme si j'avais retrouvé ma toute première femme. Ce qu'il y a entre nous est éternel, ça continuera de vies en vies, c'est évident. Voilà pourquoi au fond ça n'est même pas si grave qu'elle m'ait quitté. Je souffre le martyre mais c'est ma matérialité qui souffre. Cette partie de moi qui oublie que le temps n'existe pas. Dès que je plonge à l'intérieur tout est clair, je suis confiant, mon grand Soi a un sourire et rassure celui qui s'inquiète et souffre.

PPG    : Si le désir a brouillé votre relation, l’amour seul et la générosité du cœur permettront de renoncer à ce qui ne doit pas être. L’amour seul libèrera les liens avec l’autre âme.

Si vous avez à construire ensemble, que vous sentez que ce n’est pas possible pour l’instant mais que ce n’est pas terminé. Que vous ne vous abusez pas vous-même avec une chimère qui masque votre désir de vous lancer en avant, d’échapper à votre vie actuelle, ou d’aller vers une vie de rêve, ou vers un monde de Bisounours, alors Oser la patience quitte à risquer la déception.

Oser la foi silencieuse et frustrante, exempte de l'obsession aveuglante du désir. Le temps, la distance, le silence, viendront éprouver vos sentiments.

Si l’amour anime votre cœur, les feux de la souffrance et de la frustration vous paraîtront bien doux et forgeront  votre caractère et votre destin.

Si tout n'est pas perdu encore. Si cela doit être, cela se fera. Faites confiance en votre destin, faites confiance en une volonté qui vous dépasse.  

 

 

J : Aurélie est revenue !

 

En fait nous nous sommes retrouvés et c’est féérique. Nous sommes vraiment faits l’un pour l’autre ! Je suis sûr qu’elle a été placée là par le destin et que c’est la femme de la vie. Nous habitons loin l’un de l’autre. Du coup, nos échanges sont beaucoup par mail et texto. Et c’est vraiment super. J’espère aller la voir bientôt.

PPG : Allez-y doucement… L’enthousiasme n’est pas toujours la meilleure conseillère. Car comme le cheval à qui on a placé des œillères, il n’a plus de vision de ce qui se passe autour. Il tire la charrue. Espérons que vous avez une charrue à tirer ensemble. Et que le champ que vous voulez labourer n’est pas le champ du romantisme échevelé.

 

J : C’était tellement sympa nos échanges que j’ai décidé de lui faire une visite surprise. Surprise, elle l’a été. Un peu effrayée par mon engagement, elle m’a traité comme un ami. J’attendais plus. Mes sentiments sont là. Ma fougue n’est effectivement pas bonne conseillère. Mais nos projets sont trop différents. Elle n’arrive pas à se projeter dans l’avenir avec moi. Je suis à un âge où j’ai besoin de me projeter avec quelqu’un… Notre relation n’a pas d’aboutissement constructif. Je laisse tomber. J’ai compris que je peux aimer et pourtant ne pas avoir quelque chose à construire avec l’aimée, l’âme sœur. Nous nous sommes quittés. Meçi de votre écoute.

 



29/03/2017
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